Pénurie d’eau potable à Sakania : L’entreprise Frontière S.A pointée du doigt accusateur

La commune frontalière et rurale de Sakania, chef-lieu du territoire du même nom et situé à environ 270 km de Lubumbashi dans la botte au sud-est du Haut-Katanga, connaît la pénurie en eau potable suite au tarissement de la rivière Lubembe. La société minière Frontière Sarl pointée du doigt accusateur.

Selon l’information parvenue à Le Fédéral.net, la commune rurale de Sakania fait face à une carence criante en eau potable. Les femmes et enfants sont obligés de parcourir de longues distances de 3 à 4 km plusieurs fois par jour pour s’approvisionner en eau potable. Cette situation totaliserait 4 ans (précisément en octobre 2017, Ndlr) déjà sans qu’une solution durable ne soit jusque-là trouvée.

A la base de cette difficulté sociale, l’assèchement de la rivière Lubembe, l‘unique cours d’eau que compte la contrée. La société minière Frontier Sarl est accusée d’être à la base de cette calamité intentionnelle, selon les activistes de la société civile de Sakania. En effet, Frontier S.A avait attaqué la source de cette rivière en installant son site d’exploitation au village Kishiba (Actuellement délocalisé, Ndlr) qui était situé à 12 km de Sakania, renseigne plusieurs sources dignes de foi.

Pour pallier à cette complication, la société Frontier S.A a non seulement installé 7 puits de forage dans l’enceinte du camp de ses travailleurs pour approvisionner toute la commune de Sakania dont le nombre approximatif d’habitants est de 75.000 personnes. Ces bornes fontaines qui sont alimentés par l’énergie solaire ne répondent pas à la forte demande de la population suite à leur faible capacité. Il faut, en outre, souligner que lesdites fontaines ont été installées en deux phases.

La population attend voir Frontier installer des grandes conduites d’eau devant alimenter l’ensemble de la cité tel que convenu dans le cadre de sa responsabilité sociétale. En attendant, la population n’a que ses yeux pour constater cette réalité inhumaine. Deux autres bornes fontaines privées servent quand même de point de secours en mettant à la disposition de la population de l’eau moyennant 500 Francs Congolais pour un bidon de 20 litres.

Il s’agit d’un véritable calvaire qui influe sur le budget des familles dont le revenu journalier pose déjà problème, ainsi que sur le social. Car les femmes et les filles sont généralement exposées.

L’œil du Jaguar

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