RDC/Prison de Makala : un mouroir par suffocation

Créée à l’époque coloniale pour une capacité de 1500 personnes, la prison centrale de Makala à Kinshasa, regorge aujourd’hui plus de 10.000 pensionnaires vivant dans des conditions infrahumaines totales. Situation qui est à la base de plusieurs décès enregistrés souvent par suffocation, indiquent les sources.

De sources des Ong de défense de droits de l’homme, on vient de dénombrer plus de 60 personnes décédées dans la prison de centrale de Makala. Soit une moyenne d’une personne par jour. Cela est dû aux conditions de détention insupportables. Les plus concernés sont les séniors âgés au-delà de 50 ans suite à leur vulnérabilité.

Deux causes majeures sont à la base, notamment la suffocation faute d’espace et l’insuffisance alimentaire. Il faut savoir que la prison de Makala regorge plus ou moins 11.000 pensionnaires (10.700, selon l’administration pénitentiaire après des cas de liberté conditionnelle accordée récemment, Ndlr) ; alors que sa capacité d’accueil prévue est de 1500 personnes.

Hormis les deux pavillons dits de bourgeois où les conditions de vie sont acceptables avec la concentration des médecins (privés) et un approvisionnement régulier de la nourriture. Il s’agit des chambres de 2m sur 4 ou 3m sur 4 par personne ou que l’on partage à deux. Les 8 autres pavillons sont infects et immondes. On y mène une vie de galère extrême. Les dortoirs mesurant 12 m sur 50 hébergent 1200 personnes. Chacun a droit à l’espace de la mesure de son pied sur 2m pour dormir. Avec la chaleur habituelle de Kinshasa, nombreux meurent par suffocation.

D’autres pensionnaires sont contraints de dormir dans les toilettes tout en subissant tous les caprices dus à ce lieu. Les plus virulents que sont les jeunes, confisquent la nourriture destinée aux vieux sous prétexte qu’Ils ont déjà mangé assez. En lingala : « Bino bosi boliye mingi ».

On renseigne que nombreux sont détenus sans être fixés pendant plusieurs mois. C’est souvent des jeunes gens accusés de viol, vrai ou faux et qui croupissent en prison sans aucun jugement alors que la promotion de la justice et du respect des droits de l’homme figurent parmi les priorités du gouvernement SAMA. Que fait alors le ministère des droits humains.

JMM

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