A peine sorti de prison

Kabund a Kabund rabroue Tshisekedi et

Plaide pour la libération des généraux Katangais

L’ancien président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), l’opposant Jean-Marc Kabund a Kabund, a été libéré après avoir purgé 30 mois sur une peine de sept ans à la prison centrale de Makala. Dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), il a abordé plusieurs sujets, notamment les conditions carcérales à Makala, sa détention qu’il qualifie de persécution politique, et la situation sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) qu’il met sur le dos de la mauvaise gouvernance de Félix Tshisekedi, son ancien allié.

Parlant des conditions à la prison centrale de Makala, Jean-MarcKabund a dénoncé les conditions inhumaines à la prison de Makala. Selon lui, entre 2023 et 2025, la moyenne des décès était d’environ dix pensionnaires par jour. En ce qui concerne l’événements dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024, l’opposant congolais charge les services de l’ordre qui sont à la base de ce crime odieux dont était de plus de 2000 morts et non 129 détenus, selon les autorités. « D’ailleurs, l’administration pénitentiaire elle-même avait déchiffré 1500 cadavres », a-t-il affirmé. Jean-Marc Kabund a Kabund a critiqué les services de sécurité pour leur inaction lors de ces troubles et a suggéré que des mesures plus fermes auraient dû être prises pour contrôler la situation.

Libération et contexte politique

Concernant sa libération, Kabund a rejeté l’idée qu’elle résulte d’un marchandage politique, la qualifiant de réponse tardive à une injustice. « Je ne voudrais pas que ma libération fasse l’objet des interprétations, de marchandage politique. Une décision a été prise pour arrêter l’injustice, pas par la volonté de Tshisekedi (…) M. Tshisekedi est entrain de manipuler l’opinion d’instrumentaliser la situation sécuritaire de l’Est de notre pays », a-t-il rétorqué. Et d’ajouter à la question relative à la main tendue à l’opposition pour un gouvernement d’union nationale, Kabund répond que : « (…) si Tshisekedi doit recourir à l’opposition, ça signifie qu’il est confronté à une crise de gouvernance donc, le gouvernement d’union nationale qu’il propose ne résoudra rien ». Il a rappelé que d’autres opposants, tels que Mike Mukebayi et Seth Kikuni, ont également été libérés, mais que des prisonniers politiques, comme Jacky Ndala, sont toujours incarcérés injustement. « Il y a un autre aspect que beaucoup des gens ne font pas attention, c’est une catégorie des prisonniers dont les médias et même les acteurs politiques ne font pas cas. Ce sont les officiers. Plusieurs généraux Katangais sont arrêtés injustement et détenus sans jugement », a-t-il dénoncé. Il a plaidé pour leur libération. « Je vais parler des généraux Philémon Yav, Zelwa Katanga dit Djadidja, et beaucoup d’autres qui sont détenus sans aucun jugement depuis des années », a souligné JM Kabund a Kabund.

Situation dans l’est de la RDC

Kabund a condamné la présence des troupes rwandaise à travers le M23 qui n’est plus à démontrer sur le sol Congolais. Il a qualifié d’inacceptable l’avancée du M23 dans l’est du pays et a exhorté le Rwanda à retirer ses troupes pour restaurer la paix en RDC. Tout en reconnaissant que : « Tshisekedi ne gère pas le pays comme il se doit, il a choisi la voie de la violence, de la persécution contre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ; il a choisi la voie de la mauvaise gouvernance, de la corruption et le détournement des deniers publics, mais nous ne pouvons pas ajouter à cela l’insécurité et la mort par les armes ».

Dialoguer même avec le M23

Jean marc Kabund pense que la question du dialogue avec le M23 « ne doit pas être débattu avec passion » et ne pas le faire est une absurdité. Il s’en prend au camp Tshisekedi qui développe un narratif sans issue. Il estime aussi que Tshisekedi s’est fait prisonnier de son propre narratif en qualifiant le M23 des terroristes. Ce qui le bloque d’avancer finalement, souligne Kabund. « Mais au regards de la situation telle qu’elle se présente, la RDC n’a pas une armée capable de se défendre, il est de bon aloi d’envisager une solution politique pour résoudre cette crise », a-t-il dit. Il propose que le dialogue se passe en 2 tranches, d’abord au niveau international selon la logique de l’accord de Luanda et ensuite un dialogue national, le M23 y compris. L’opposant Kabund pense que le moment est indiqué pour que l’opposition fasse bloc commun pour proposer des idées qui priorisent la paix à l’est.   

Perspectives pour 2028

Il a appelé à des élections transparentes en 2028 et a exhorté. Il a qualifié le changement de la constitution de vaste blague. Il a considéré cette idée du président Tshisekedi comme une déception de plus comme il l’avait dit dans son point de presse de 2022. « Changer la constitution pour briguer un 3ème mandat est une insulte à notre combat », s’est-il indigné.   

Consolatte Nawej

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