La haute cour militaire a ouvert le 13 mars le jugement de 5 officiers généraux des Forces armés de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Police. Pour cause, les prévenus concernés sont poursuivis pour avoir pris fuite devant l’ennemi lors des attaques de Goma et Bukavu.
L’auditeur général des Forces armées de la RDC, reproche au Les 5 prévenus sont reprochés par l’auditorat général des FARDC, respectivement pour le général Dieu-Gentil Alengbia Nyitetessya Nzambe, commandant de la 34ème Région militaire d’avoir arraché un bateau privé et incité le commissaire divisionnaire Ekuka Lipopo, gouverneur intérimaire de la province du Nord-Kivu, le général de brigade Danny Yangba Tenge, conseiller principal du gouverneur militaire du Nord-Kivu en charge de l’ordre public, ainsi que le général de brigade Papy Lupembe Mobenzo, commandant de la 11ème Brigade de réaction rapide et le commissaire divisionnaire adjoint Léonard Mukuna Ntumba, à quitter la ville de Goma le 26 janvier 2025, devant l’avancée des rebelles de l’AFC/M23 pour fuir à Bukavu.
Le ministère public a qualifié cet acte, non seulement de lâcheté, mais aussi de violation de la consigne du commandant suprême des FARDC, selon laquelle tous les militaires, policiers et agents de l’État devaient rester sur place dans la ville de Goma et la défendre jusqu’au sacrifice suprême. Par cette fuite devant l’ennemi sous l’état de siège, le commandant de la 34ème région militaire a occasionné la perte des approvisionnements et de l’armement de son unité, a souligné l’organe de la loi.
En ce qui concerne le prévenu Romuald Ekuka, gouverneur militaire intérimaire du Nord-Kivu et commandant des opérations, il lui est aussi reproche d’occasionner dans les mêmes circonstances de la perte d’un aéronef Sukhoil des FARDC.
Par ailleurs, le prévenu Papy Lupembe, commandant de la 11ème Brigade de réaction rapide a, quant à lui, commis la faute d’avoir abandonné ses troupes postées sur l’axe Sake-Kitshanga pour embarquer dans le navire arraisonné par le général Alengbia à destination de Bukavu, a –t-il indiqué. Par contre, les prévenus Danny Yangba, conseiller principal du gouverneur militaire du Nord-Kivu chargé de l’ordre public et Léonard Mukuna, commissaire provincial de la police nationale du Nord-Kivu ont commis la même infraction.
Après cette audience d’ouverture, la cause a été renvoyée au 20 mars. C’est pour permettre aux avocats de la défense de compulser les différentes pièces du dossier, a dit le premier président de la Haute cour militaire.