Des échauffourées ont éclaté récemment au centre de Kaniama Kasese dans la province du Haut-Lomami. Celles-ci ont été amplifiées par des rumeurs sur de prétendus salaires détournés. Mais derrière les tensions, le Service national consolide sa mission de formation et d’insertion sociale des jeunes sous le commandement irréprochable du général Jean-Pierre Kasong Kabwik.
A quelques jours de la fête de Pâques, des incidents ont opposé des jeunes en formation aux forces de sécurité du centre de Kaniama Kasese. Rapidement amplifiées par des rumeurs, ces échauffourées ont laissé penser à certains qu’un prétendu salaire leur avait été détourné. Pure manipulation pour entacher la bravoure d’un homme.
La réalité est différente. Le Service national n’est pas un emploi rémunéré immédiat, mais un programme de formation civique et professionnelle. Les jeunes, notamment la vague d’avril 2024, attendent encore leur identification biométrique, étape préalable à toute intégration dans la fonction publique.
Les troubles ont été exacerbés par l’absence temporaire du général Kasong, alors engagé sur un autre site pour la supervision des opérations de récolte. Certains jeunes ont commis des actes de vandalisme : incendiant des matelas, détruisant des ustensiles de cuisine et affrontant les forces de sécurité. Le bilan humain reste limité : un décès accidentel et quelques blessés évacués vers Lubumbashi dans des centres spécialisés pour des soins appropriés. L’auditorat militaire a ouvert une enquête à cet effet. Un capitaine à la base de cette forfaiture, serait mis à la disposition de la justice militaire.
Le retour au calme a été assuré par l’intervention directe du général Kasong, qui a rappelé aux jeunes l’objectif du Service national qui consiste de former et encadrer pour préparer une insertion sociale durable. « On ne paie pas un jeune en formation », a-t-il rappelé, soulignant l’importance de la discipline et de la mission civique.
Malgré cet incident isolé, le bilan du Service national reste largement positif. Des milliers de jeunes, autrefois marginalisés, sont désormais formés à des métiers utiles : agriculture, menuiserie, maçonnerie… Leur production sert déjà le développement local : bancs pour les écoles et universités, denrées agricoles dans certains urbains, multiples chantiers publics, etc.
Soutenue par le Président Félix Tshisekedi, cette initiative est un levier stratégique pour transformer la jeunesse et consolider la citoyenneté. A Kaniama Kasese, après les turbulences passagères, la dynamique de formation et d’insertion se poursuit, offrant aux jeunes un chemin vers la dignité et le travail.
A suivre !
Jeef Mwingamb