Alors qu’il voulait effectuer une visite historique et symbolique dans le terroir natal de ses ancêtres à Musumba, accompagné de sa famille, l’opérateur économique Patrick Muland Kabey dit Mulykap a été empêché d’atterrir par des éléments des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) le jeudi 17 juillet 2025, avant d’être interpellé sans motif clair par l’ANR à Kolwezi. Ce traitement humiliant, infligé à un entrepreneur sans passé judiciaire ni ambition politique, suscite une onde d’indignation dans l’opinion, alors que les autorités locales et sécuritaires peinent à en expliquer les raisons. L’affaire révèle une gestion troublante de la chose publique et interroge sur la réalité de l’État de droit en RDC.
Un visite au terroir empêchée, une dignité piétinée
L’inacceptable s’est produit à Musumba le jeudi 17 juillet à 12 heures locales : alors que l’avion de la compagnie Air Fast transportant Mulykap, sa mère, son épouse et ses enfants s’apprêtait à atterrir, une unité militaire, armée jusqu’aux dents, s’était déjà installée pour en empêcher la descente devant une foule mobilisée pour accueillir un digne fils de Mwin Chamb. La piste en terre battue était jonchée des branches d’arbres jetées par ces éléments en uniforme, on ne sait sous quel ordre alors qu’ils dépendent de la 22ème Région militaire ?
La scène, surréaliste et choquante, a plongé la population locale dans la consternation. Pourquoi ne pas avoir empêché ce voyage dès le départ ? Pourquoi laisser une famille accomplir un si long et couteux trajet pour ensuite piétiner leur dignité à quelques mètres du sol de leurs ancêtres ? Qui va dédommager les frais engagés pour l’affrètement de cet avion ? N’est-ce pas là une forme de méchanceté froide dans la gestion de la chose publique ?
Quand la grandeur fait peur à la médiocrité
L’histoire retiendra qu’en pleine période de décrispation politique et de reconquête des consciences pour une unité nationale authentique, un fils du terroir, un bâtisseur exemplaire, a été humilié en toute impunité sur la terre de ses ancêtres par simple paranoïa. C’est le cas de le dire, car aucune raison avancée jusque-là. Tout le monde se cache derrière le petit doigt.
Patrick Muland Kabey, connu sous le nom de son entreprise florissante MULYKAP SARL, n’est ni un politicien, ni un opposant, ni un intrigant du sérail. Il est avant tout un opérateur économique accompli, un homme discret dont la seule passion est de faire bien les choses – créer de la richesse, donner de l’emploi à ses compatriotes toutes origines confondues, améliorer la mobilité des Congolais, sécuriser l’accès à l’énergie pour des milliers de familles. En plus d’apporter au trésor son due par le paiement exemplaire des taxes et impôts. Et pourtant, c’est lui qui a été victime d’un acte d’une injustice révoltante, stoppé net dans son élan alors qu’il s’apprêtait à atterrir pour la première fois à Musumba, sa terre d’origine.
Un acte arbitraire qui choque la conscience collective
Après 3 tentatives d’atterrissage, l’appareil s’est vu dans l’obligation de retourner sur Kolwezi. Quelques heures plus tard, sur le chemin de retour, l’Agence nationale de renseignements (ANR) se mêle du dossier et procède à une interpellation aussi brutale qu’injustifiée. Et pendant ce temps, c’est le silence radio qui s’installe du côté de la 22ème région militaire, l’ANR, elle, se mure dans l’opacité. Côté gouvernement provincial du Lualaba via son ministre de l’Intérieur, on se défausse dans des balbutiements. La population, elle, crie à l’arbitraire.
Alors, des questions légitimes fusent : Est-ce ainsi qu’on traite un homme venu célébrer ses racines dans un pays qui se veut démocratique ? N’est-ce pas là une forme sournoise de méchanceté dans la gestion de la res publica ? Où est passé l’État de droit quand les institutions de sécurité deviennent les instruments d’humiliation publique ? L’opinion attend voir une réparation.
Une contribution nationale étouffée
A l’instar de Dangote au Nigeria, l’impact socio-économique de Mulykap devrait susciter admiration et soutien tant dans les provinces desservies que dans les plus hautes sphères de la République. Ce n’est pas seulement un nom. C’est une entreprise modèle qui a révolutionné le secteur du transport interurbain, modernisé la distribution du carburant, et généré plus de 500 emplois directs, sans discrimination. Pourtant des détourneurs des deniers publics qui investissent en dehors de notre pays sont protégés. Décevant !
Au lieu de reconnaître et d’accompagner cette success story congolaise, on l’humilie. Pire encore, des voix politiques, sans vergogne, ont récemment exigé un quota dans ses affaires, comme si un opérateur économique privée devait soumettre sa réussite à la tutelle d’un parti ou d’une coterie. C’est une dérive dangereuse. Un signal très mauvais envoyé à tous les jeunes entrepreneurs qui croient encore au pays.
La colère gronde, le mal s’annonce
Ce qui s’est passé à Musumba n’est pas un fait anodin. C’est un précédent lourd de conséquences. Comme le soulignent certains analystes indépendants, c’est une annonce du mal à prévenir: une alerte que les bâtisseurs de paix et de développement deviennent désormais les cibles de la jalousie, de l’intimidation, voire de la persécution.
Musumba attend des réponses. La République attend des explications. La lumière doit être faite. Et si réellement nous vivons dans un État de droit, des responsabilités doivent être clairement établies. Car on ne joue pas avec la dignité des citoyens. On ne banalise pas la souffrance morale d’une famille venue communier avec ses ancêtres.
Musumba humiliée, mais debout
Ce n’est pas seulement Mulykap qu’on a voulu rabaisser, dénonce-t-on. C’est Musumba elle-même, la capitale historique des aruund – jadis foyer de civilisation et de puissance lunda – qu’on a tenté de ridiculiser. Mais Musumba se relèvera. Car on ne tue pas si facilement la mémoire. On n’éteint pas la lumière d’un peuple avec des bottes ni des arrestations obscures.
De Musumba, Katoy wa Mpat