Lubumbashi – La tension est palpable au sein de Ruashi Mining, une entreprise minière située à Lubumbashi et filiale du groupe Metorex. Les travailleurs, en grève depuis plus de deux semaines, exigent l’application effective du nouveau Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) instauré par le gouvernement congolais, selon des informations relayées par le journal La Revanche Infos.
D’après les témoignages recueillis, les grévistes ont intensifié leur mouvement en organisant un barrage humain devant l’entrée principale de la direction générale, perturbant ainsi le fonctionnement administratif de l’entreprise. Cette action a empêché plusieurs cadres d’accéder à leurs bureaux et a conduit à la suspension de plusieurs réunions internes, illustrant la détermination des travailleurs à faire valoir leurs droits.
Les employés, confrontés à une hausse continue du coût de la vie, estiment que leurs rémunérations actuelles sont insuffisantes pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Ils considèrent l’application du nouveau SMIG comme une mesure cruciale pour maintenir leur pouvoir d’achat et améliorer leurs conditions de vie.
La Revanche Infos rapporte que les travailleurs dénoncent la direction de Ruashi Mining, majoritairement contrôlée par des investisseurs chinois. Et ces derniers ne respectent pas les obligations salariales définies par les autorités congolaises. Ce climat de mécontentement croissant menace de déstabiliser davantage l’entreprise et exacerbe les tensions parmi le personnel.
Bien que plusieurs séances de négociation aient eu lieu entre les représentants syndicaux et l’employeur, aucun accord n’a encore été atteint. Les discussions se poursuivent, mais les travailleurs dénoncent l’absence de progrès significatifs et expriment leurs craintes concernant une détérioration accrue de leur situation sociale.
Selon des sources internes, les activités de production, bien que ralenties, ne sont pas totalement à l’arrêt, témoignant ainsi de la complexité de la situation sur le site minier.
Face à l’enlisement de ce conflit social, les grévistes appellent les autorités compétentes à intervenir pour garantir le respect de la législation du travail et favoriser une résolution rapide de cette crise. L’entreprise affectée est l’une des principales entreprises minières de la province du Haut-Katanga.
Source : Journal La Revanche Infos.
J.M