Lubumbashi – A la Direction provinciale des Lignes Maritimes Congolaises (LMC) dans le Haut-Katanga, un parfum de scandale flotte dans les couloirs. Mme Annita Kayiba Muela, vice-directrice provinciale, est citée au centre d’un réseau mafieux présumé et d’une malversation financière dont l’ampleur exacte reste à déterminer.
Selon des sources internes, plusieurs millions de dollars américains auraient disparu des caisses de l’entreprise. Ces fonds se seraient évaporés sans justification administrative claire, ou auraient été rétrocédés à Kinshasa au nom du directeur général, pour des motifs restés mystérieux. Les chiffres précis, que nous révélerons dans notre prochaine livraison, laissent entrevoir une hémorragie financière préoccupante.
Après plusieurs tentatives infructueuses de rencontrer les responsables afin de recueillir leur version de faits, notre rédaction a enfin pu échanger brièvement avec le directeur provincial, M. Kalal, ce lundi 11 août en milieu d’après-midi. En présence de son avocat conseil, Me Patrice Takosolo, et de son assistant Christ Mwissa, le directeur s’est contenté d’une réponse laconique : « J’étais en congé et je ne connais rien de tout ça. Je ne peux ni confirmer, ni infirmer. » Et d’ajouter : « nous sommes une entreprise commerciale. Moi je m’occupe de la coordination et suis souvent à la recherche des marchés. Tandis que mon adjointe fait tout ce qui est administration et finance ». Une façon implicite de se dédouaner.
Fait notable : Mme Kayiba Muela, directement mise en cause, a brillé par son absence pourtant elle était visible dans les installations. Une attitude de mépris vis-à-vis des médias qui alimente encore davantage les soupçons et renforce l’image d’une direction provinciale plongée dans l’opacité.
La question reste entière : M. Kalal est-il réellement étranger à cette affaire, ou joue-t-il la carte de la prudence face à un dossier explosif qui engage sa propre responsabilité ?
Ce scandale financier, qui pourrait éclabousser le sommet de la hiérarchie, n’a pas encore livré tous ses secrets. Nos investigations se poursuivent.
Affaire à suivre.G. Wakunonda