Après l’interruption de la fourniture d’électricité par la société zambienne ZESCO, les cités frontalières de Sakania, Pweto et Kasenga dans la province du Haut-Katanga font face à un blackout total. En réponse à cette crise énergétique, la SNEL met en place des groupes électrogènes de grande capacité pour soulager les populations et amorcer la fin d’une dépendance énergétique prolongée vis-à-vis de la Zambie.
La société zambienne d’électricité, ZESCO, a interrompu la fourniture du courant dans plusieurs cités frontalières du Haut-Katanga, notamment Sakania, Pweto et Kasenga. Cette coupure intervenue en mi-février est consécutive au non-paiement des factures d’importation d’électricité par la RDC vis-à-vis de la Zambie, alors que le contrat d’approvisionnement, arrivé à échéance depuis 2018, n’a jamais été formellement renouvelé. A ce jour, ces trois entités se retrouvent plongées dans une obscurité quasi totale, aggravant la précarité énergétique des populations locales.
Pour faire face à cette crise, la SNEL a pris des mesures d’urgence en dotant ces villes de groupes électrogènes de grande capacité. Cette réponse vise à atténuer le désert énergétique observé à Kasenga, Pweto et Sakania, en attendant des solutions structurelles plus durables.
Selon Raph Mbayo, directeur de la Direction Sud/Katanga de la SNEL, cité par Radio Top Congo, un groupe électrogène de 1.500 KVA est destiné à l’alimentation de Sakania, tandis que trois groupes de 715 KVA seront déployés pour électrifier Kasenga, Pweto et Mokambo. Ces équipements, financés sur fonds propres de l’entreprise, seront prochainement acheminés vers les différentes agglomérations concernées.
Il convient de souligner que la SNEL fournissait déjà l’électricité à la clientèle locale à un tarif social, nettement inférieur au coût réel d’importation du courant, ce qui rendait le modèle économiquement difficilement soutenable. Par cette initiative, le directeur général Teddy Lwamba entend réduire progressivement la dépendance énergétique de ces zones frontalières vis-à-vis de la Zambie et amorcer une réponse nationale à une pénurie devenue structurelle.
Selon une source proche de la direction provinciale, la sous-station de Kasumbalesa en cours de montage, sera une solution définitive et efficace une fois les travaux finis. Ce qui permettra d’alimenter ces entités sans recourir à l’étranger.
L’œil du Jaguar