Dans la commune Annexe à Lubumbashi, le quartier Kilobelobe est aujourd’hui confronté à une pression démographique croissante qui révèle un déficit alarmant en infrastructures de base. En première ligne : l’absence d’un marché moderne, qui pousse habitants et commerçants à occuper de manière anarchique les principales artères.
Ici, le constat est sans appel. Face au manque d’espaces adaptés, la route asphaltée s’est progressivement transformée en marché informel. Chaque jour, vendeurs ambulants, étals improvisés et acheteurs se partagent un espace devenu insuffisant, dans une promiscuité qui complique la circulation et accroît les risques d’accidents.
A cette situation s’ajoutent des conditions d’hygiène préoccupantes. Ce désordre, toléré faute de solution alternative, s’installe peu à peu comme une norme, au détriment de la sécurité et de la qualité de vie des habitants, à la fois auteurs et victimes.
Pourtant, une piste concrète avait été envisagée. Il y a près d’un an, les autorités provinciales avaient identifié un terrain d’environ un hectare, situé au croisement de la route Kamasaka et de l’avenue Moba. Après des discussions avec les propriétaires des parcelles sollicitées, un compromis semblait ouvrir la voie à la construction d’un marché moderne. Mais depuis, le projet n’a connu aucune avancée notable.
Dans ce contexte, la réalisation d’un tel équipement apparaît comme une réponse essentielle à un problème devenu structurel. Un marché moderne permettrait non seulement d’organiser le commerce local, mais aussi d’améliorer les conditions sanitaires, de fluidifier la circulation et de dynamiser l’économie du quartier.
Le gouverneur du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, dispose ici d’une opportunité concrète d’apporter une réponse durable à une attente forte de la population. La bourgmestre de la commune annexe, Mireille Kileshe devrait être à l’avant plan pour ce plaidoyer.
A Kilobelobe, l’urgence n’est plus à démontrer : elle appelle désormais des actions visibles et rapides.
L’œil du Jaguar