des orientations seront promulguées sous forme d’une loi synodale au mois de novembre
Kolwezi, – Le diocèse de Kolwezi a récemment vécu un moment fort de sa vie ecclésiale avec la tenue de son premier synode diocésain. Un événement majeur placé sous le thème : « La dynamique synodale dans la mission évangélisatrice de l’église, famille de Dieu à Kolwezi : Hier, aujourd’hui et demain ». Ce rassemblement pastoral qui a eu lieu du 1er au 8 juin 2025 à la cathédrale Sainte Barbe et Saint Eloi, s’est voulu un jalon important sur le chemin d’une église plus participative, ouverte à l’écoute mutuelle et à la coresponsabilité.
Un événement marqué par l’unité et la ferveur
La célébration eucharistique qui a marqué la clôture du synode s’est tenue lors de la solennité de la Pentecôte, sous la présidence de Mgr Richard Kazadi Kamb, évêque de Kolwezi. Dans son homélie, il a tracé un parallèle profond entre la Pentecôte – événement fondateur de l’Église, animé par l’Esprit Saint – et le synode, perçu comme une nouvelle Pentecôte pour le diocèse : un souffle de renouveau missionnaire et spirituel.
La procession des prêtres en la solennité de la pentecôte, aux côtés des pères et mères synodaux, a témoigné de la dimension communautaire et liturgique de cette démarche synodale. Ce fut un signe visible de l’unité du peuple de Dieu rassemblé, en marche vers une église plus fraternelle.
Un tournant pastoral pour le diocèse
La dynamique du synode s’inscrit pleinement dans l’appel du feu Pape François à faire de l’église une « maison et école de communion ». En ce sens, Mgr Fulgence Muteba, président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), a salué l’engagement du diocèse de Kolwezi, qu’il considère comme un exemple concret de la mise en œuvre de la synodalité.
Selon lui, l’écoute mutuelle et la coresponsabilité, piliers de cette démarche, permettent à l’église de mieux discerner les appels de l’Esprit Saint dans un monde en mutation. Ces valeurs, a-t-il souligné, ne sont pas simplement des concepts, mais des pratiques à cultiver au quotidien dans toutes les dimensions de la vie ecclésiale : pastorale, sociale, missionnaire et administrative.
Des orientations concrètes pour l’avenir
Le synode n’a pas seulement été un lieu de réflexion ; il a également abouti à des résultats concrets. Plusieurs propositions pastorales ont été adoptées à l’issue des travaux. Ces résolutions, fruits du discernement collectif, ont été remises à Mgr Richard Kazadi, évêque du diocèse de Kolwezi. Elles seront intégrées dans une loi synodale que l’évêque prévoit de promulguer en novembre prochain à Kanzenze, lieu historique de l’évangélisation dans le diocèse.
Cette promulgation revêt une portée symbolique forte, enracinant l’avenir pastoral dans la mémoire vivante de l’histoire missionnaire du diocèse. Elle vise à renforcer la mission évangélisatrice de l’Église locale, en tenant compte des défis contemporains tels que la pauvreté, l’éducation, la gouvernance pastorale et la promotion des laïcs.
Un signal fort pour l’église au Congo et au-delà
Le synode de Kolwezi constitue un signal fort : il démontre que les églises locales sont prêtes à relever le défi de la synodalité, non pas comme une stratégie administrative, mais comme une expérience spirituelle et ecclésiale profonde. Il s’agit de construire une église où chaque baptisé, par son charisme et sa vocation, est appelé à contribuer activement à la mission.
Dans le contexte congolais marqué par des enjeux socio-politiques complexes, cette démarche synodale est aussi un appel à la responsabilité citoyenne des chrétiens et à leur engagement dans la transformation de la société.
Le synode diocésain de Kolwezi n’a pas seulement réuni des délégués autour de discussions pastorales. Il a été un temps de grâce, d’unité et de renouveau. À travers l’écoute, le dialogue, et la volonté de marcher ensemble, le diocèse s’est engagé résolument sur le chemin d’une église synodale, missionnaire et prophétique, fidèle à sa vocation d’être lumière du monde et sel de la terre.
Joseph de l’enfant Jésus
Opinion
Sénat – A propos des effectifs des fonctionnaires fictifs
L’honorable Christian Kunda corrige J.P Lihau
Kinshasa — Le Vice-Premier ministre et ministre en charge de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public, Jean-Pierre Lihau s’est félicité d’avoir découvert un nombre important de fonctionnaires fictifs dans l’administration publique. Ces déclarations continuent de susciter des réactions. Parmi les voix les plus critiques, celle du sénateur Christian Kunda Mutoki se démarque par sa rigueur et son attachement aux faits.
Cet enseignant des universités et élu du Haut-Katanga rejette catégoriquement les affirmations du VPM de la Fonction Publique. Il qualifie de « considérations fallacieuses dénuées de tout fondement réel et vérifiable », ces conclusions. Selon lui, le contrôle physique censé appuyer ces constats n’a pas été correctement mené dans plusieurs entités, ce qui fausse radicalement les conclusions du ministère.
Des irrégularités majeures passées sous silence
Dans son intervention, le sénateur Christian Kunda Mutoki a dressé un tableau reprenant des irrégularités qui entachent le processus de vérification des effectifs. Il cite plusieurs cas de figure qui démontrent que plusieurs agents actifs ont été injustement radiés. Dans son analyse, il relève que :
- Plusieurs fonctionnaires en congé maladie dûment justifié ont été considérés comme absents et donc déclarés fictifs,
- Des cadres et agents envoyés en mission pour le compte de l’État ont été classés comme absents, car leur présence physique n’a pas été constatée au moment du contrôle,
- Des enseignants en séjour doctoral dans leur formation à l’étranger dans le cadre de leur avancement professionnel ont été exclus des listes comme s’ils avaient déserté leur poste.
- Les agents bénéficiant d’une mise en disponibilité légale pour des raisons familiales ou personnelles ont eux aussi été rayés, en violation des textes réglementaires.
Le sénateur dénonce aussi le déclassement de certains professeurs ordinaires, qui se retrouvent rétrogradés au rang d’assistants à l’issue dudit contrôle.
Le Sénateur de Lubumbashi, en appelle à la rigueur et à la transparence. Il estime qu’il est urgent que le gouvernement revoie sa méthode de vérification des effectifs, en impliquant des experts indépendants, les syndicats et les structures administratives locales. Il insiste sur le fait que la lutte contre les fonctionnaires fictifs ne doit pas se transformer en une campagne populiste aux dépens des agents honnêtes.
« L’efficacité de la fonction publique ne se mesure pas à coups de déclarations tapageuses, mais à travers une gestion rigoureuse, juste et transparente », a-t-il déclaré.
Joseph de l’enfant Jésus