Inaugurée en grande pompe le dimanche 18 février à Kolwezi, la désormais cathédrale Sainte Marie de la Paix Maria Polis, joyau architectural et spirituel de la ville, suscite une vive polémique sur l’origine de son financement. Face aux spéculations, l’évêque du diocèse de Kolwezi, Mgr Richard Kazadi Kamb, a tenu à clarifier la situation.
Depuis son inauguration officielle le dimanche 15 février 2026, la cathédrale Sainte Marie de la Paix Maria Polis s’impose comme l’un des édifices religieux les plus emblématiques de la ville de Kolwezi. A la fois majestueux et chargé de symboles, ce monument ecclésiastique attire déjà de nombreux fidèles et visiteurs, au point de s’ériger en nouveau repère spirituel et touristique du chef-lieu de la province du Lualaba.

Toutefois, l’enthousiasme suscité par cette réalisation a rapidement été suivi d’une vague de commentaires et de controverses sur les réseaux sociaux, notamment autour de la question du financement de l’ouvrage. Face à ce qu’il a qualifié de polémique injustifiée, l’ordinaire du lieu, Mgr Richard Kazadi Kamb, est intervenu dans une vidéo largement relayée afin d’apporter des éclaircissements.
Devant l’ampleur des spéculations, le prélat a tenu à dissiper toute équivoque en précisant que la construction de cette paroisse rénovée est l’œuvre de « trois âmes généreuses », à savoir la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, sa famille ainsi que le gouvernement provincial.
Mgr Richard Kazadi Kamb a par ailleurs souligné que l’ensemble de la paroisse, depuis les infrastructures jusqu’au matériel liturgique et au service eucharistique, est entièrement neuf, témoignant d’un projet structuré, planifié et conduit avec rigueur.
Dans la même mise au point, le clergé a indiqué qu’en concertation avec le vicaire général, Mgr Jean-Pierre Yav, il a été confié aux fidèles de l’ancienne paroisse Maria Polis la mission d’ériger une nouvelle paroisse Saint Matthieu à Misamba. Les matériaux et biens retirés de l’ancienne bâtisse ont été soigneusement conservés afin d’être réaffectés à ce nouveau chantier paroissial. Il en est de même de toutes leurs contributions serviront à la future paroisse Saint Matthieu. Point n’est besoin de tout politiser, a-t-il insisté.
Selon l’évêque, la responsabilité première de construction revenait initialement aux chrétiens de l’ancienne paroisse Maria Polis. Cependant, l’intervention de bienfaiteurs a permis d’accélérer la concrétisation du projet, tandis que la contribution essentielle des fidèles est restée la prière. Il s’est d’ailleurs réjoui qu’aucun incident n’ait été enregistré durant les treize mois de travaux, qu’il attribue notamment à cette mobilisation spirituelle.
Par cette mise au point officielle, l’évêque du diocèse de Kolwezi met ainsi un terme aux rumeurs et recentre le débat sur la portée pastorale et spirituelle de cette cathédrale, qui constitue une étape majeure dans la vie ecclésiale locale.
Le dynamisme de Mgr Richard Kazadi Kamb apparaît, à cet égard, comme un facteur déterminant. Depuis son sacre, des avancées notables se font sentir dans ce diocèse, longtemps resté en manque d’initiatives pastorales structurantes.
Joseph de l’enfant Jésus