Ce qui relance le débat sur l’insécurité et la responsabilité des autorités
La commune Annexe, à Lubumbashi, est une nouvelle fois au centre d’une vive émotion après la disparition tragique de Plamedie Kimbo, une fillette de 4 ans, survenue le 12 janvier 2026 au quartier Kasungami. Selon une correspondance adressée au gouverneur ad intérim de la province du Haut-Katanga par la famille de la victime. L’enfant se serait égarée du toit familial avant d’être retrouvée sans vie le lendemain, dans des circonstances jugées particulièrement troublantes.
D’après ce document dont une copie est parvenue à notre rédaction, le corps de la fillette aurait été découvert à proximité de la résidence du chef de quartier, dans une parcelle abandonnée. La dépouille était enfoui dans une fosse peu profonde d’environ 50 centimètres. La famille affirme que le corps présentait des signes de violences physiques et évoque des soupçons de violences sexuelles, éléments qui relèvent désormais de l’appréciation des autorités judiciaires compétentes. Selon une indiscrétion à la morgue, cette thèse est confirmée, alors que l’administration du quartier prétendrait que l’infortunée serait morte par noyade dans l’eau de pluie sans aucune autre précision.
Toujours selon la même source familiale, les proches auraient alerté les services de sécurité dès la disparition de l’enfant, sans qu’une intervention rapide et décisive ne soit observée de la part des services publics. La famille dénonce également un climat de peur et de tracasseries instauré par certains éléments de la police à l’encontre de la population locale, à la suite d’un mécontentement exprimé. Dans l’entretemps, la même police a préféré assurer une sécurité particulière de la résidence du chef de quartier. Ces allégations suscitent de nombreuses interrogations au sein de la communauté.
La correspondance suscitée fait en outre état d’un rapport préliminaire contesté, attribué à un officier de police judiciaire de l’entité. C’est ce dernier qui aurait conclu à une noyade accidentelle consécutive aux pluies. La famille rejette fermement cette version et affirme que, lors d’un constat ultérieur effectué en présence du chef de quartier, celui-ci aurait reconnu que l’enfant aurait été tuée et violée. Ces déclarations, rapportées par la famille, appellent à des investigations indépendantes et approfondies. Malheureusement, l’enfant a même été inhumée le jeudi 22 janvier 2026, le jeudi 22 janvier 2026, soit dix jours après sa disparition, en l’absence remarquée des autorités locales, selon des témoins. Un silence institutionnel qui, sans préjuger des responsabilités, accentue le sentiment d’abandon ressenti par la population.
La famille indique avoir sollicité une audience auprès du bourgmestre de la commune Annexe, sans succès immédiat, en raison d’obligations officielles de cette dernière. Notre rédaction a de même tenté d’entrer en contact avec l’autorité communale pour avoir sa version des faits sans succès.
Au-delà du cas individuel, ce drame ravive les inquiétudes persistantes liées à l’insécurité chronique dans la commune Annexe. Cette entité est régulièrement citée par les habitants comme l’une des zones les plus exposées de Lubumbashi. Plusieurs voix s’interrogent sur l’efficacité réelle des conseils de sécurité et réunions de concertation, dont la multiplication contraste avec la persistance des faits criminels.
Dans leur démarche, les proches de la victime disent sont sur leur soit de l’établissement de la justice sur les faits, tout en identifiant les responsabilités afin de restaurer la confiance.
L’œil du Jaguar