Une vidéo virale plonge l’église New Life Church dans la stupeur
La ville de Kolwezi, dans la province du Lualaba, est agitée depuis plusieurs jours par un scandale non pas minier, plutôt sexuel impliquant un responsable d’une église de réveil locale. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dont une copie est parvenue à notre rédaction, montre un homme présenté comme le pasteur Delphin W’ampanga Ilunga de l’église New Life Church en pleins ébats avec une femme mariée, supposée épouse du caissier de la même assemblée religieuse.
Dans cette séquence à caractère obscène, les deux protagonistes apparaissent dans une chambre modeste, allongés sur un matelas, échangeant des gestes intimes dignes d’un film pornographique. Les images, largement relayées dans plusieurs groupes WhatsApp et autres plateformes numériques, suscitent indignation, moqueries et débats au sein de l’opinion publique locale.
Selon plusieurs témoignages concordants, la femme impliquée dans cette affaire, la nommée Arlette non autrement identifiée, résiderait au quartier populaire de Kasulo non loin du rond-point Malu où se situe ladite église. Le pasteur incriminé, quant à lui, serait est responsable spirituel de l’église concernée, où le mari de la femme exercerait les fonctions de caissier.
Une thèse de chantage avancée
Dans un élément audio attribué à une fidèle de cette même église qui a requis l’anonymat, il est affirmé que le pasteur aurait récemment comparu devant ses fidèles afin de présenter des excuses publiques. Toujours selon cette source, le responsable religieux aurait soutenu être victime d’un chantage orchestré après le vol de certains de ses effets personnels.
Il aurait expliqué que ses téléphones et d’autres appareils auraient disparu de son véhicule dans un Car Wash. Des inconnus auraient, selon cette version, brisé les vitres du véhicule avant d’emporter les objets contenant les vidéos compromettantes.
Cependant, cette explication peine à convaincre l’opinion. Plusieurs zones d’ombre persistent dans ce dossier qui continue d’alimenter les conversations dans la capitale mondiale du cobalt.
De nombreuses interrogations
Des fidèles et observateurs s’interrogent notamment sur l’absence de preuves publiques relatives au supposé cambriolage du véhicule. Pourquoi aucune plainte officielle n’aurait-elle été déposée contre les responsables du parking ou du service de lavage des véhicules concernés ? Pourquoi des images aussi compromettantes étaient-elles conservées dans les appareils personnels du pasteur ?
Une autre question revient avec insistance : qui a filmé cette scène intime ? La présence d’une caméra ou d’un téléphone positionné de manière à capturer l’ensemble de la scène intrigue davantage et alimente les spéculations autour d’un possible piège, d’un règlement de comptes interne ou encore d’une fuite volontaire.
Au-delà du scandale moral, cette affaire soulève également la question de l’éthique au sein de certaines communautés religieuses, où les responsables spirituels sont censés incarner des valeurs d’exemplarité et de discipline morale.
Aux dernières nouvelles, un communiqué a été publié au nom de l’église New Life Church annonçant la retraite spirituelle du sexiste pasteur. Ce dernier serait présentement en Europe pour « un temps de recueillement afin de chercher davantage la face de Dieu avant son retour au ministère, précise le communiqué. Tout en rassurant les fidèles du maintien de ses structures et programmes, le communique dément la rumeur selon laquelle c’est Mme Rebecca, l’épouse de W’Ampanga qui va diriger la communauté, plutôt des serviteurs désignés.
Une église fragilisée
Selon les mêmes témoignages audio, l’église New Life Church connaîtrait actuellement une importante désaffection de fidèles. Déçus et choqués par ces révélations, plusieurs membres auraient cessé de fréquenter les cultes, fragilisant davantage une communauté déjà ébranlée par la polémique.
En attendant d’éventuelles clarifications officielles ou une prise de position publique plus détaillée des responsables de ladite église, le scandale continue de faire grand bruit à Kolwezi et ailleurs, où cette affaire mêlant morale, religion et réseaux sociaux demeure au centre de toutes les discussions.
L’œil du Jaguar