A Lubumbashi, dans la commune Annexe, la route Kilobelobe, pourtant asphaltée, est aujourd’hui méconnaissable. Transformée en marché informel, elle étouffe sous l’occupation désordonnée des vendeurs, au grand dam des riverains qui dénoncent l’inaction des autorités locales.
Dans le quartier Kilobelobe, situé dans la commune annexe de Lubumbashi, une situation alarmante perdure depuis plusieurs mois. Sur près de 200 mètres, la route Kilobelobe, pourtant aménagée pour faciliter la circulation et valoriser ce coin de la ville, est désormais envahie par un marché informel à ciel ouvert.
Chaque jour, vendeurs de légumes, de fruits, de poissons frais et d’autres produits de première nécessité s’installent à proximité immédiate de la chaussée, parfois occupant à un mètre et demi. Conséquence immédiate, la voie se rétrécit dangereusement, provoquant des embouteillages récurrents et augmentant considérablement les risques d’accidents.
A ce désordre s’ajoute la présence anarchique de bus, de tricycles et de motocyclistes qui transforment cet axe en un véritable point noir de circulation. L’insalubrité gagne également du terrain, alimentant l’inquiétude et l’exaspération des habitants.
Ces derniers pointent du doigt un laxisme difficile à comprendre de la part des autorités locales, d’autant plus que le bureau administratif du quartier se situe à quelques pas seulement de la zone concernée. Curieusement, même le maire adjoint de la ville de Lubumbashi, Patrick Kafwimbi habite dans les encablures et passe régulièrement par là. Malgré cela, aucune mesure concrète n’est visible pour restaurer l’ordre.
Fait troublant, certains vendeurs affirment exercer en toute légalité, quittances à l’appui, délivrées par l’administration locale. Une situation qui soulève de sérieuses questions sur la gestion et la responsabilité des autorités compétentes.
Face à cette anarchie persistante, la population se sent abandonnée et redoute qu’un drame ne survienne avant une éventuelle réaction des pouvoirs publics.
L’œil du Jaguar