L’afflux constant de déplacés de guerre en provenance de l’Est de la République démocratique du Congo met à rude épreuve les infrastructures et les ressources des villes de Kalemie, Lubumbashi et Kasumbalesa. Cette situation, découlant de l’escalade de l’insécurité dans les provinces orientales, soulève des inquiétudes majeures sur les plans humanitaire, sécuritaire et alimentaire.
Selon les plateformes du Cadre de concertation de la Société civile, l’augmentation rapide de la population dans ces agglomérations crée des tensions sur les capacités d’accueil des infrastructures sociales de base. A cela s’ajoute le difficile maintien de l’ordre public. Les autorités provinciales se voient également contraintes de revisiter leurs prévisions budgétaires afin de répondre aux nouveaux défis engendrés par cette crise.
Face à cette réalité alarmante, la Société civile appelle les gouvernements provinciaux ainsi que le gouvernement central à engager, sans délai, un processus d’identification et de recensement des déplacés. Elle juge cette initiative essentielle pour planifier efficacement les interventions humanitaires et renforcer la sécurité collective.
Tout en exprimant sa solidarité envers les compatriotes forcés de fuir les conflits, la Société civile souligne que la protection des citoyens est une responsabilité fondamentale et inaliénable des autorités publiques. Elle réaffirme sa mission de veille citoyenne. Elle sensibilise la population et les décideurs sur les droits et les devoirs de chacun dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale.
Pour sa part, la Société civile considère cette alerte d’urgence dans le cadre de la sécurité et la gouvernance. Elle souligne par ailleurs l’importance d’une action concertée et rapide pour soutenir les déplacés de guerre.
JM