Paris, juillet 2025 – En marge de la 50ème session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), le président de l’Assemblée nationale congolaise, Vital Kamerhe, a intensifié la diplomatie parlementaire en rencontrant son homologue française, Yaël Braun-Pivet. Ce tête-à-tête stratégique s’inscrit dans le sillage de l’accord de paix signé récemment entre la RDC et le Rwanda à Washington, sous la médiation des États-Unis.
Un plaidoyer pour la paix dans les Grands Lacs
Reçu au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée nationale française, Vital Kamerhe était entouré de la Questeure Chimène Polipoli, de plusieurs députés nationaux ainsi que de l’ambassadeur Émile Ngoy Kasongo. Il a présenté à la partie française un état des lieux encourageant des avancées diplomatiques de la RDC.
« L’heure est à la reconstruction et à la stabilité. L’accord de Washington n’est pas une fin, mais un nouveau départ », aurait affirmé Kamerhe, selon sa cellule de communication.
L’ancien directeur de cabinet du chef de l’État a remercié la France pour son appui aux démarches de paix, tout en insistant sur le rôle que doit jouer l’APF dans la diplomatie parlementaire. Une résolution de soutien aux accords de paix est d’ailleurs devrait être signée au terme de ladite session.
Un soutien renouvelé de la France
De son côté, Yaël Braun-Pivet a salué l’engagement du parlement congolais et réaffirmé la disponibilité de la France à accompagner les efforts de paix, en coordination avec les partenaires européens, africains et internationaux. Elle a exprimé sa volonté de renforcer les liens entre les deux assemblées à travers le groupe d’amitié RDC-France.
La Francophonie, un levier d’influence pour la RDC
La rencontre s’est tenue dans un contexte diplomatique dense, marqué par la tenue de la 50ème session de l’APF à Paris, du 9 au 13 juillet. Vital Kamerhe a mis en avant la participation active de la délégation congolaise aux commissions parlementaires francophones, soulignant l’importance de faire entendre la voix du Congo au sein d’une communauté unie par le français, mais riche de sa diversité.
« La Francophonie, ce n’est pas que la langue. C’est aussi un espace politique d’influence. La RDC y a toute sa place », a-t-il martelé, en écho à l’offensive diplomatique menée depuis Kinshasa.
De Kinshasa à Kigali, la diplomatie parlementaire en mouvement
Il faut rappeler que cette session intervient quelques semaines après la mission de bons offices menée par l’APF à Kinshasa, les 26 et 27 mai derniers. Cette délégation de haut niveau avait rencontré diverses composantes de la société congolaise avant de se rendre à Kigali, dans une tentative de décrispation des tensions entre les deux pays. Le rapport final de cette mission devait être transmis à la direction de l’APF ainsi qu’au médiateur de l’Union Africaine, Faure Gnassingbé.
G. Wakunonda